On ne peut que constater une baisse nette de la production nucléaire depuis 2016, certains y voient une conséquence du vieillissement du Parc, d’autres une perte des compétences de l’exploitant EDF…..
Mais qu’en est-il exactement ?
Les causes sont multiples et difficiles a dissocier les unes des autres.
La principale, c’est le début de l’opération de maintenance dit « grand carénage » qui consiste à globaliser des opérations lourdes de remplacement de gros matériels , et à cela s’est ajouté l’exigence réglementaire de réaliser des modifications dites « post Fukushima » ( ajout de nouveaux matériels de sauvegarde) de ce fait les arrêts pour rechargement combustible et maintenance, sont devenus beaucoup plus longs que précédemment (visites décennales de 6 à 12 mois)..
A cela s’ajoute la fermeture de Fessenheim ( – 10 TWh/an)
Puis la crise Covid qui à aussi fortement impacté la durée des arrêts pour maintenance sur 2020/2021.
Et surtout la crise CSC (Corrosion sous Contrainte) en 2022 et dont l’impact va se faire sentir jusqu’en 2025
En conclusion :
La perte de productible ne devrait être que passagère, on annonce déjà 360 TWh pour 2024 et un retour aux 400 TWh pour 2030.
Et surtout il faut avoir en tête que ces travaux ont également pour objectif la prolongation du fonctionnement des réacteurs jusque à au moins 50 ans dans un premier temps (c’est acquis pour les 32 du palier 900 MWe) puis certainement 60 ans, voir au-delà, même si c’est loin d’être acquis pour les 56 réacteurs du Parc.
Attention :
Certains évoquent des exigences règlementaires de sureté imposées par EDF qui ne saurait pas refuser et qui conduiraient donc à multiplier les travaux. D’autres parlent d’installations vétustes et rafistolées qui fuient de partout.
Bien sûr, ce n’est pas vrai, même si EDF en tant qu’exploitant responsable est très exigeant avec la sureté de ses installation (parfois au détriment de la rentabilité) et ce qui est certain, c’est que les centrales sont parfaitement entretenues et en parfait état.
La fermeture de la centrale de Fessenheim a été entérinée par le Décret n° 2020-129 du 18 février 2020 portant abrogation de l’autorisation d’exploiter la centrale nucléaire de Fessenheim.
Pourquoi son redémarrage est impossible :
1. Administrativement :
De ce fait la centrale de Fessenheim n’a plus d’existence juridique, pour la redémarrer, il faudrait reprendre tout le processus de création d’une INB (Installation Nucléaire de Base) ce dispositif régi par la Loi et le code de l’environnement est long, il faut à minima 5 ans, avec notamment plusieurs débats publics (à titre d’exemple, la création des nouveaux EPR2 actée par le Président de la République en 2022, leur construction ne pourra pas commencer dans les meilleures conditions avant 2027).
Autre aspect, cette centrale n’ayant pas effectué sa quatrième visite décennale (ni entrepris les études nécessaires) il faudrait en parallèle de la démarche de création, pouvoir mener ce processus d’instruction, qui prend également plusieurs années (études préalables + réalisation).
Et enfin, l’ASN n’autorise plus de nos jours la création de nouveaux réacteurs de type REP qui ne soient pas de la génération 3 (type EPR, EPR2) de ce fait, même en ajoutant les améliorations issues de la 4éme visite décennale, il n’est absolument pas certain que l’on puisse reconstruire à l’identique.
Remarque :
Lorsque j’évoque cela, on me répond « une Loi ça se change »
Personnellement, je suis persuadé que en 2024 personne n’osera envisager de modifier une Loi en lien avec l’environnement et le nucléaire.
2. Techniquement :
Les opérations de pré-démantèlement ont déjà commencé, de ce fait de nombreux matériels (partie non nucléaire de l’installation) ont déjà été démontés, il faudrait donc le récupérer (certains matériels ont déjà servi de pièces de rechange pour d’autre centrales) soit les fabriquer à nouveau.
De plus, les circuits primaires ont subi des opérations de décontaminations chimique (afin d’enlever une partie de la radioactivité fixée sur les tuyauteries, en vue de la protection des intervenants lors des opérations ultérieures de démantèlement).
La technique utilisée étant relativement agressives pour le métal de base constitutif de ces circuits, il ne sera plus possible de garantir leur future tenue mécanique (état de surface, fragilisation…etc..).
Remarque :
Attention, à certaines informations qui circulent à propos de ce dernier point, certains allant même affirmer que ce seraient des « écologistes » qui auraient versé de l’acide dans les cuves, d’autre affirmant que c’est un excès de zèle de la part de EDF qui aurait dû attendre plusieurs années au cas où un revirement politique aurait autorisé un redémarrage.
En fait, il n’en n’est rien, ces opérations étaient planifiées depuis longtemps, et cela répond également La Loi du 17 août 2015 qui inscrit dans le code de l’environnement le principe du démantèlement immédiat des installations nucléaires à savoir un démantèlement le plus tôt possible après l’arrêt définitif de l’installation (contrairement à ce qui faisait autrefois, ou l’on attendait 15 ans avant de commencer pour laisser décroitre la radioactivité – Cf BRENNILIS).
Conclusion :
Tout redémarrage est totalement impossible, il reste la solution de construire un SMR à la place (ce dont je doute, vis-à-vis de l’aspect acceptation sociétale).
En revanche, la solution envisagée d’y construite un technocentre qui permettrait de valoriser les matériaux faiblement radioactifs (puisque la Loi le permet désormais) au lieu de devoir les stocker comme des déchets radioactifs (comme cela se fait actuellement) est à mes yeux la meilleure des solutions possibles.
Maintenant parlons un peu de ALSTHOM.
Cette grande entreprise française a la pointe de la technologie sur les turbines (train, barrage hydroélectriques ,sous-marins …)
Celle ci a été vendu par Mr Pécresse PDG (le mari de madame Valérie) pour une poigné d’euros à la société General Electric entreprise américaine.
comme je l’ai dit précédemment ALSTHOM créée les turbines des sous-marins furtif Français.
rappelez vous le scandale des sous-marins australien , c’est a cause de cette vente n’as pu aboutir et que depuis cette transaction les états unis sont en possession des brevets de ces turbine ce qui fait que cette technologie de défense de notre territoire passe entre des mains étrangère ce qui est une trahison majeure et repréhensible par nos lois.
De plus ce Monsieur Pécresse est désormais président de General Electric et tout le monde trouve cela normal!!!!!!!
Mr J. AUDIARD pour LES SANS ETIQUETTES
lessansetiquettes.fr
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